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Acheter ses premières actions
Acheter une première action en France se fait en trois temps : ouvrir un PEA ou un compte-titres, y déposer des fonds, puis passer un ordre d'achat pendant la séance d'Euronext Paris, ouverte de 9 h 00 à 17 h 30. Ce guide détaille chaque étape avec les plafonds, les coûts et la fiscalité en vigueur.
On achète une première action en ouvrant un compte adapté, en le finançant, puis en passant un ordre limité pendant la séance.
En France, l'achat d'actions passe par un compte ouvert auprès d'un intermédiaire, banque ou courtier. Deux enveloppes coexistent : le PEA, plafonné à 152 500 € de versements, et le compte-titres ordinaire, sans plafond. Le choix se fait avant tout versement, car il conditionne la fiscalité et la liberté de retrait.
Une fois le compte financé, l'achat se déroule pendant la séance d'Euronext Paris, ouverte de 9 h 00 à 17 h 30, soit 8 h 30 de cotation continue. Le débutant utilise de préférence l'ordre limité, qui fixe le prix maximal accepté et protège contre les mauvaises surprises d'exécution.
Après l'achat, le gain vient de deux sources : la revente à un cours supérieur et le dividende, qui tourne autour de 3 à 4 % brut par an pour les valeurs du CAC 40. Chaque étape est détaillée ci-dessous, avec les chiffres de référence et les pièges classiques.
Le PEA est plafonné à 152 500 € de versements et se ferme en cas de retrait avant 5 ans ; le compte-titres n'a ni plafond ni contrainte de durée.
Le PEA est une enveloppe plafonnée : les versements ne peuvent pas dépasser 152 500 €. Sa contrepartie est une contrainte de durée, car tout retrait avant 5 ans entraîne la clôture du plan. Il convient donc à qui investit pour le long terme et n'aura pas besoin de ses fonds à court terme.
Le compte-titres ordinaire n'impose ni plafond de versements ni durée minimale : on y dépose et on en retire librement. C'est le support naturel des montants qui dépassent le plafond du PEA, ou des épargnants qui veulent garder la main sur leur liquidité.
La décision tient en deux questions : combien comptez-vous verser, et quand pourriez-vous retirer ? En dessous de 152 500 € avec un horizon long, le PEA suffit ; au-delà, ou en cas de doute sur la durée, le compte-titres prend le relais.
Un ordre limité fixe le prix maximal que vous acceptez de payer ; il n'est exécuté que si le marché atteint ce cours.
La séance d'Euronext Paris ouvre à 9 h 00 et ferme à 17 h 30 : c'est dans cette fenêtre de 8 h 30 que les ordres s'exécutent en continu. Un ordre passé en dehors de ces horaires est rejeté ou conservé en attente jusqu'à la prochaine ouverture.
L'ordre limité est l'instrument du premier achat : vous indiquez le cours maximal que vous acceptez de payer, et l'exécution n'a lieu que si le marché atteint ce prix. À l'inverse, l'ordre « au marché » s'exécute immédiatement au meilleur cours disponible, sans garde-fou sur le prix.
Trois déconvenues reviennent chez les débutants : le refus pour « solde insuffisant » quand le compte n'est pas assez financé, la non-exécution quand la limite n'est jamais touchée, et le rejet d'un ordre passé hors séance. Une suspension de cotation peut aussi bloquer temporairement l'échange d'un titre.
Un ordre limité n'est exécuté que si le marché atteint votre prix : c'est vous qui fixez le cours maximal accepté.
Cent euros versés chaque mois pendant vingt-cinq ans à 5 % l'an donnent environ 60 000 € : près de la moitié vient des intérêts, pas de votre poche.
| Repère | Valeur | Effet concret |
|---|---|---|
| Plafond de versements du PEA | 152 500 € | Au-delà, les nouveaux versements passent par un compte-titres |
| Retrait sur PEA avant 5 ans | Clôture du plan | Le plan est fermé et son cadre est perdu |
| Séance Euronext Paris | 9 h 00 – 17 h 30 | 8 h 30 de cotation continue pour passer vos ordres |
| Taxe sur les transactions financières | 0,30 % | Prélevée à l'achat sur les titres français de plus de 1 Md € de capitalisation |
| Dividende brut moyen du CAC 40 | 3 à 4 % par an | Versé en une ou deux fois selon les sociétés |
| Abattement sur dividende imposable | 40 % | Réservé aux titres conservés plus de 2 ans |
| Poids maximal d'une valeur du CAC 40 | 15 % | Aucune composante ne peut peser davantage dans l'indice |
| 100 € par mois pendant 25 ans à 5 % | ≈ 60 000 € | Pour 30 000 € versés, grâce aux intérêts composés |
À l'achat de titres de sociétés françaises cotées dont la capitalisation dépasse 1 Md €, la taxe sur les transactions financières prélève 0,30 %.
Le premier coût est fiscal : la taxe sur les transactions financières prélève 0,30 % à l'achat de titres de sociétés françaises cotées dont la capitalisation dépasse 1 Md €. Pour 1 000 € d'actions concernées, la taxe s'élève à 3 € ; elle ne frappe que l'achat.
S'ajoutent les frais de l'intermédiaire — courtage, droits de garde — dont le montant varie d'un établissement à l'autre. Avant d'ouvrir un compte, comparez la grille tarifaire : c'est le seul poste de coût sur lequel vous avez prise.
Ces coûts pèsent d'autant plus que l'ordre est petit : des frais fixes rognent davantage un achat de 200 € qu'un achat de 2 000 €. D'où l'intérêt de regrouper ses achats plutôt que de multiplier les micro-ordres.
Le rendement d'un dividende se calcule en divisant le dividende annuel par le cours d'achat ; l'abattement de 40 % s'applique après 2 ans de détention.
Le rendement d'un dividende se calcule en divisant le dividende annuel par le cours d'achat : 2 € de dividende sur une action payée 50 € donnent 4 %. Pour les valeurs du CAC 40, ce rendement tourne autour de 3 à 4 % brut par an, versé en une ou deux fois.
Le brut n'est pas le net. Si les titres sont conservés plus de 2 ans, le dividende imposable bénéficie d'un abattement de 40 % : sur 100 € perçus, seuls 60 € entrent dans la base imposable. L'impôt final dépend ensuite du barème applicable à votre situation.
Le calcul complet — rendement, abattement, base imposable — est détaillé avec un exemple chiffré sur la page « Dividendes et fiscalité ». La règle de détention de 2 ans plaide pour acheter des titres que l'on est prêt à garder.
Les repères chiffrés de cette page renvoient aux règles publiques du marché : plafond du PEA, horaires de séance, barème de la TTF, composition et fonctionnement du CAC 40, régime fiscal des dividendes.